Comment concilier performance et qualité des prestations dans les ESSMS ?

Avec les évaluations externes « on va avoir des éléments techniques »

Avec les évaluations externes « on va avoir des éléments techniques »

Au deuxième jour du colloque, Joël May, directeur général adjoint de l’ARS Auvergne parlait sans langue de bois aucune, de l’évaluation externe devant un auditoire particulièrement attentif. Malgré la lenteur « ahurissante » avec laquelle les évaluations externes se sont mises en place, il explique que pour l’Auvergne, 355 rapports ont été rendus sur les 394 établissements qui sont concernés. 227 ont été analysés par les services de l’ARS. « Le rythme s’est accéléré ces quatre derniers mois c’est pour cela que nous n’avons pas analysé davantage de rapports. Nous n’avons pas de personnel dédié mais un personnel qui intègre le travail d’analyse dans son travail quotidien.  »
Et c’est en toute sincérité qu’il a avoué « ni vous, ni nous, n’avons eu de feuille de route ».
Joël May, revenant sur une première décade après la loi de 2002, dresse quelques constats. « Il y a eu des choix politiques à différents niveaux. Dans la façon dont on habilite les évaluateurs externes par exemple, qui se fait sans presque aucune conditions. On a aussi voulu la mise en place d’un lien commercial entre structure évaluée et évaluateur… Bon, tout cela donne des rapports très hétérogènes en forme et en fond. On peut espérer une amélioration de ces rapports.  »
OLYMPUS DIGITAL CAMERASur l’analyse des rapports et leur intérêt, là encore, le directeur adjoint aborde sans détour une question mainte fois entendue : « Évidemment, les DDASS connaissaient les établissements de leur territoire. Mais aujourd’hui on va avoir des éléments techniques. On veut les capitaliser parce qu’on est sur des éléments intelligents  et ce n’est pas forcément pour la mise en place d’un CPOM ». Il a voulu être d’emblée, rassurant sur le savoir-faire des personnels des établissements contestant l’idée que l’évaluation externe est née de suspicions car « ce secteur a un savoir-faire mais il a besoin de faire savoir ce qu’il fait ». Il a réaffirmé le caractère utile de l’évaluation externe qui peut aussi devenir un outil d’anticipation. Dimension qui, selon lui, est trop limitée pour le moment. « Il y a des points peu présents. Et je pense que c’est  important que dans les évaluations externes on puisse avoir des éléments sur les possibilités de parcours des usagers dans les différents systèmes. D’autre part, depuis 30-40 ans, on voit les établissements évoluer dans leurs missions et je pense qu’il manque une rubrique dans les référentiels des évaluations externes de type Possibilité d’évolution de l’établissement dans l’idée de développement d’agrément. En Auvergne, nous avons voulu travailler sur ce point. En 2014 sur les établissements recevant des enfants et cette année sur les établissements recevant des adultes. Nous souhaitions connaître la façon dont les établissements pourraient évoluer dans leur agrément dans les années à venir, compte tenu de l’évolution aussi des profils des personnes accueillies. »

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